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Sémantique des Possibles Argumentatifs et Analyse Linguistique du Discours. Hommage à Olga Galatanu > Section 4. Une approche sémantique de l'interaction verbale

Article
Publié : 15 janvier 2015

L’acte de langage « conseiller » en contexte de contact des langues français-anglais américain


Patrick MILA, Doctorant, CoDiRe-EA4643, Université de Nantes (France), patrick.mila@univ-nantes.fr

Résumé

Cet article analyse les différentes structures employées pour réaliser l’acte de langage « conseiller », dans une perspective contrastive anglais américain et français. La méthode utilisée pour cette étude est empruntée à la Sémantique des Possibles Argumentatifs, dont le modèle d’analyse permet d’explorer les représentations cognitives de la signification lexicale. L’enjeu d’une telle analyse est d’identifier les différences de représentation de l’acte de langage « conseiller » en anglais et en français, afin de comprendre l’écart entre les deux langues, ce qui permettrait de faciliter l’apprentissage des langues.

Abstract

This paper examines discourse structures concerning speech act “to advise”. I explore and contrast French and American English patterns. Semantics of Argumentative Possibilities is a real tool to explore cognitive representation about word meaning The main aim is drawing and understand the gap between both languages in order to make language learning easier


Table des matières

Texte intégral

La recherche que nous proposons ici s’inscrit dans une démarche interculturelle contrastive anglais américain / français et a comme objet d’étude la réalisation et la conceptualisation de l’acte de langage « conseiller ». L’enseignement-apprentissage d’une langue étrangère place comme l’un de ses objectifs principaux la compétence pragmatique, également connue sous le nom de compétence de communication, qui se définit comme l’ensemble des savoir-faire et savoir-être interactionnels. La situation d’apprentissage implique par conséquent une condition de contact des langues.

Lorsque nous observons les manuels de langue, la majorité proposent un référentiel de formes linguistiques consacré aux actes de langage. Très peu présentent une distinction pragmatique entre ces formes. Armengaud (1985 : 5) explique concernant les actes de langage qu’« il s’agit de savoir ce qui est accompli par l’emploi de certaines formes linguistiques. Les actes de langage sont linguistiquement marqués ». La problématique de notre étude repose sur la présence de différences plus ou moins grandes entre les formes linguistiques des actes de langage à un niveau intraculturel ou à un niveau interculturel. Ces différences d’emploi inscrites en langue maternelle pourraient influencer la production en langue étrangère.

L’intérêt de ce travail est double. D’une part, il trouve sa légitimité dans la recherche liée à la compréhension de l’ancrage culturel des actes de langage. La diversité linguistique et conceptuelle peut s’avérer importante notamment dans les interactions entre deux cultures pour comprendre des malentendus ou les difficultés d’interprétation dues aux différences praxéologiques. D’autre part, et cela trouve son origine dans ce premier intérêt, il sera question dans cet article d’approfondir notre connaissance sur les enjeux et sur les différences des formes linguistiques liées à l’acte de langage « conseiller » à travers une analyse contrastive de l’anglais américain et du français.

Nous allons étudier la sémantique et la réalisation de l’acte « conseiller » selon le modèle de la Sémantique des Possibles Argumentatifs développé par Galatanu, en nous référant aussi à la théorie des actes de langage (Austin, Searle, Galatanu). À travers l’étude de trois corpus (en français langue maternelle, français langue étrangère et anglais américain langue maternelle), nous allons décrire et comparer les représentations conceptuelles ainsi que les règles de réalisations de l’acte « conseiller » et du « conseil ».

Les objectifs de l’analyse du discours sont clairs :

« L’analyste du discours peut d’abord vouloir identifier la spécificité du discours étudié, qu’il s’agisse des invariants (ou tout au moins les éléments récurrents) d’une pratique discursive, ou des traits caractérisant une identité énonciative, ou encore d’une occurrence énonciative, envisagée dans la singularité de l’acte de parole. Il peut également vouloir, à partir des résultats ainsi obtenus, formuler des hypothèses interprétatives portant sur la pratique humaine qui porte le discours étudié et, dans ce cas, il s’agit d’une analyse du discours au service de l’analyse des pratiques sociales. » (Galatanu 2004 : 213).

Pour cela, il s’agissait de penser un modèle qui rende compte de la production et interprétation du sens discursif à partir d’une théorie sémantique qui puisse éclairer le « potentiel discursif des entités linguistiques mobilisées ». Le modèle de la Sémantique des Possibles Argumentatifs s’appuie sur un processus de reconstruction de la signification lexicale qui vise à rendre compte « des représentations du monde perçu et modélisé par la langue » (Galatanu 2004 : 214). Ce modèle est fondé sur des mécanismes sémantico-discursifs et pragmatico-discursifs d’activation du potentiel argumentatif des mots à partir des enchaînements dans lesquels ils interviennent. Il présente quatre spécificités : constituer des représentations descriptives de la signification lexicale, distinguer la partie stable de la signification et la partie évolutive, préserver l’ouverture des stéréotypes (signification évolutive) et rendre compte du potentiel argumentatif.

La signification lexicale comporte, selon Galatanu, trois classes d’éléments : le noyau, répertoriant les traits de catégorisation sémantique, les stéréotypes, qui sont l’ensemble des associations entre ces traits et d’autres représentations, et les possibles argumentatifs, qui sont les enchaînements lexicaux potentiels. Les stéréotypes constituent la déclinaison des associations entre les primitifs sémantiques constitutifs du noyau et les différentes représentations sémantiques de la signification lexicale, formant ainsi des blocs d’argumentation internes à la signification lexicale. La Sémantique des Possibles Argumentatifs permet la description de la signification et du fonctionnement discursif des marqueurs illocutionnaires. Elle permet également de rendre compte de la prise de position de l’énonciateur par rapport au contenu propositionnel et au destinataire.

L’étude des actes de langage fait partie intégrante de la discipline de la pragmatique : « la pragmatique aborde le langage comme phénomène à la fois discursif, communicatif et social » (Jacques 1979). Cette réflexion met au centre de nos préoccupations plusieurs notions : le locuteur en tant qu’actant, l’auditeur en tant que récepteur, par conséquent interprétant, le contexte linguistique et extralinguistique, l’usage, les situations d’énonciation et de communication, ainsi que le contrat de communication. La théorie des actes de langage, initiée par Austin (1962) et développée par Searle (1969, 1975), montre que la fonction du langage n’est pas essentiellement de décrire le monde, mais d’accomplir des actions à l’aide de ce qu’Austin appelle des énoncés performatifs caractérisés conventionnellement et culturellement.

L’universalisme des actes illocutionnaires est difficile à soutenir, car la conceptualisation des actes est fortement ancrée culturellement et les différentes langues n’auront pas la même représentation d’un acte. L’écart peut tantôt être minime, tantôt prendre des dimensions très importantes. La Sémantique des Possibles Argumentatifs permet d’appréhender un tel écart par une analyse contrastive. Selon Galatanu, les actes de langage peuvent être appréhendés en termes de modalités illocutionnaires qu’elle définit comme des « modalités d’énonciation complexes, des ensembles de valeurs modales, hiérarchiquement organisées, se rapportant à la configuration des attitudes (cognitives, volitives, affectives, etc.) du sujet énonciateur » (Galatanu 1984 : 62). Elles sont au service de l’énonciateur dont l’intention est de provoquer un effet illocutionnaire. Dans la vision de Galatanu, cet effet est provoqué par deux éléments : l’intention illocutionnaire qui concerne ce que le locuteur veut dire et l’intention de communication qui concerne ce que l’énonciateur veut faire par son acte illocutionnaire. L’effet illocutionnaire est défini, par conséquent, comme l’interprétation par le destinataire de l’intention illocutionnaire et de l’intention de communication de l’énonciateur :

« L’acte illocutionnaire est décrit, dans notre approche, comme une forme de manifestation du processus de modalisation discursive, la modalisation discursive pouvant être définie comme l’inscription dans l’énoncé, par un marqueur linguistique, de l’attitude du sujet parlant à l’égard du contenu de son énoncé et à l’égard de la fonction qu’il est censé avoir dans l’interaction verbale dont il participe » (Galatanu 2007).

Afin de réaliser cette étude contrastive, nous avons recueilli trois corpus, dont deux sont en français et un en anglais américain. Le premier est un corpus de six Français natifs allant de 22 à 35 ans, tous ayant fait ou faisant des études supérieures. Ils sont ou ont été par ailleurs étudiants dans différentes filières : Psychologie, Design, Lettres Modernes, BTS et STAPS. Quatre sont encore étudiants et deux sont en activité professionnelle.

Le deuxième et le troisième corpus ont été recueillis auprès de six étudiants américains âgés de 19 à 21 ans, étudiants à l’I.E.S. (International Education of Students) de Nantes. Ils ont un niveau avancé en français qui correspond au niveau C1 du CECRL, c’est-à-dire qu’ils peuvent comprendre une grande gamme de textes longs et exigeants, ainsi que saisir des significations implicites. Ils peuvent s’exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher leurs mots. Ils peuvent utiliser la langue de façon souple dans leur vie sociale, professionnelle ou académique. Ils peuvent s’exprimer sur des sujets complexes de façon claire et bien structurée et manifester leur contrôle des outils d’organisation, d’articulation et de cohésion du discours.

L’intérêt de ces trois corpus est de pouvoir décrire par une analyse contrastive la conceptualisation et la réalisation de l’acte de langage « conseiller » en français langue maternelle et en anglais américain langue maternelle, dans un premier temps, et d’étudier dans le corpus en français langue étrangère les influences de la langue maternelle.

Le protocole mis en œuvre est composé de deux parties. La première partie comporte deux consignes : d’une part un DCT (discourse completion test) (Blum-Kulka et Olshtain 1984), d’autre part un questionnaire sur les représentations concernant les formules du conseil. Le DCT permet d’analyser les comportements verbaux à partir de situations et de rôles imposés. Il s’agit d’établir une analyse linguistique du discours à travers les théories de la SPA et de l’argumentation (Galatanu 2004) à partir des productions des sujets. L’étude contrastive permet également, même s’il s’agit d’une étude empirique étant donné le faible nombre de sujets, de formuler des hypothèses psycholinguistiques, sociolinguistiques et praxéologiques. La deuxième consigne visait à sonder les connaissances de réalisation de l’acte à partir des formules du conseil pris dans le Référentiel pour le Français B2 (Beacco et al. 2004). Les sujets devaient noter la fréquence d’utilisation de la formule, le contexte dans lequel elle pourrait être employée ainsi que la violence qu’elle pourrait provoquer chez le destinataire.

La deuxième partie du protocole est plus spécifique à la SPA, étant fondée : d’abord sur des associations libres, puis imposées, dont l’objectif est de délimiter les stéréotypes du mot conseil ; ensuite, sur trois questions concernant la place du conseil dans le quotidien des sujets, la définition des mots conseil/conseiller et les réactions psychologiques générales des sujets face à un conseil.

Chez les sujets français, trois images se forment : ils présentent le conseil comme un autre point de vue qui permet de prendre du recul pour réfléchir, une aide précieuse, mais également, d’un autre côté, certains sujets évoquent le reproche et la violence. Chez les sujets américains, en français L2, certains évoquent l’aide de quelqu’un d’expérimenté. Par ailleurs, le topos du cercle famille-amis semble se dessiner ; en anglais L1, l’expérience, l’aide, la famille, les amis et l’amélioration sont encore présents. Certains évoquent une dichotomie entre les bons et les mauvais conseils.

Les stéréotypes les plus fréquents semblent être très proches du noyau de conseiller. Les sujets ont pour la majeure partie une vision axiologique positive. Le corpus montre cependant une deuxième facette sémantique beaucoup plus négative. Il y a un réseau sémantique fondé sur de l’hédonique et de l’affectif négatif, voire de l’éthique négatif (intrusion, viol, tromperie, manipulation). Il y a donc un topos extrêmement éloigné du noyau sémantique conventionnel. Cette portée négative remet en question le côté bénéfique du conseil dans la doxa française et, pour une part moins importante, dans la doxa états-unienne.

En général, même s’il y a des réseaux sémantiques qui se dégagent, comme la famille, l’éducation, ainsi que l’amélioration, peu de stéréotypes se recoupent. Il y a beaucoup d’associations singulières. Quelques stéréotypes évoquent également la part cognitive des représentations et l’évolution de ces représentations qu’implique le conseil. Les stéréotypes les plus fréquents sont regroupés dans le tableau 1 ci-dessous.

 
Tableau 1. Stéréotypes fréquents

Chez les sujets français

Chez la population états-unienne
répondant en français L2

Chez les natifs anglophones répondant en anglais

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Suite à l’analyse linguistique du discours des productions obtenues à l’aide du protocole de DCT, nous avons pu observer que la tendance des sujets américains est d’utiliser beaucoup plus d’impératifs ou de formes temporelles futures. Ils justifient l’impératif par une volonté d’économie langagière rapide et efficace. Le futur est justifié par une envie d’efficacité et d’influence du destinataire. Il est clair que l’utilisation du français L2 par les sujets américains est très influencée par l’anglais L1. En effet, la brièveté des constructions évoque les justifications de rapidité du corpus anglais L1. Cela souligne encore l’emploi plus directif de la langue.

L’analyse contrastive de l’emploi des marques linguistiques montre que les formes les plus employées par les Français semblent être « tu pourrais » et « il faudrait » pour une fréquence intense et « c’est mieux si tu » pour une fréquence moindre. L’expression la moins utilisée est « tu peux le prendre non ? ». Outre celles qui viennent d’être citées, l’absence de formule vraiment privilégiée est remarquable. Les locuteurs américains semblent privilégier en français L2 « il vaudrait mieux » et « tu pourrais » bien plus que les Français, et utilisent « il faudrait » de manière égale aux Français. Les formulations les moins courantes sont « tu peux le prendre non ? » et « pourquoi ne pas le prendre ? ». L’écart des formules est plus important chez les sujets américains. Concernant les Français, le cinétisme paraît faible. Le tableau ci-dessous répertorie, à partir d’une question sur la fréquence d’utilisation, les différences d’emploi par les deux groupes.

 
Tableau 2. Comparaison de la fréquence d’utilisation dans les deux langues

If I can give you a piece of advice

est aussi employé que

Si je peux vous donner un conseil

I advise you to

est bien moins utilisé que

Je vous conseille de

I suggest that you

est aussi employé que

Je vous suggère de

I recommend that you

est aussi employé que

Je vous recommande de

If I were in your position

est aussi employé que

A votre place je

It would be better

est plus employé que

Il vaudrait mieux

Take it

est moins employé que

Prends le

You can take it, can’t you?

est aussi employé que

Tu peux le prendre non ?

You should

est plus employé que

Tu devrais

You could

est plus employé que

Tu pourrais

Why not take it?

est moins utilisé que

Pourquoi ne pas le prendre ?

It’s better if you

est aussi employé que

C’est mieux si tu

Pas d’équivalent

0

Il faudrait

It would be better to

est plus employé que

Tu ferais mieux de

Une question supplémentaire a été posée, portant sur l’impact psychologique sur le destinataire : « Le conseil est-il violent ? ».

Cette question tente de faire le bilan de l’impact de l’acte de conseil sur le destinataire. Nous sommes parti du postulat qu’un conseil était positif sur le destinataire, nous serions donc en mesure de nous attendre à ce que l’acte de conseil soit reçu de manière positive. Les conseils sont, en effet, dans la culture française, considérés comme bénéfiques : « Tous les conseils sont bons à prendre ».

Les deux populations ne partagent pas la même opinion. Pour les sujets américains, l’utilisation de ces formes françaises ménagent le destinataire sauf pour deux formulations : « prends-le » et « pourquoi ne pas le prendre ». La plupart des justifications concernant le ménagement convoquent la politesse. Concernant les sujets français, l’ensemble des points de vue renversent totalement le postulat d’un acte de conseil vu comme positif au niveau de la réception. Il n’y a que deux formulations qui sont classées comme ménageant le destinataire : « je vous suggère de » et « tu pourrais ». Le reste des formulations sont soit classées comme égales soit comme violentes. Les plus violentes sont « prends-le » et « tu ferais mieux de ». La justification de cette violence est illustrée par une pression sur le destinataire et une agression notamment dans la contagion des représentations conceptuelles. De plus, les sujets soulignent un réel manque de préservation de l’identité cognitivo-affective du destinataire. Il s’agit d’imposition et de sensation d’obligation, de reproche et de manipulation. Nous aurions pu construire une question supplémentaire portant sur l’aspect coûteux ou non de l’effort pour conserver, si c’est là leur intention, l’identité du destinataire.

Concernant la différence entre les langues, les représentations sont moins variées qu’en français. Le peu d’explications données par la population américaine ne nous permet pas d’aller plus loin dans les analyses. On y retrouve la dichotomie formelle/informelle et un jugement négatif de l’impératif pourtant très employé.

Cette étude empirique nous a permis de rendre compte des différences sémantiques et pragmatiques de l’acte de langage « conseiller » à travers une perspective interculturelle anglais américain / français. Au niveau des représentations que s’en font les locuteurs français et américains interrogés, nous avons mis en évidence l’existence de perceptions variables quant à la nature positive ou négative de cet acte pour son destinataire. Ainsi, nous avons pu constater que les formes et les pratiques linguistiques présentent de grandes différences et, par conséquent, elles sont susceptibles d’influencer l’apprentissage et la production, ainsi que l’interprétation en langue étrangère. Cette étude exploratoire pourra être prolongée par une recherche approfondie notamment en ce qui concerne le nombre des sujets, pour confirmer ou non nos résultats ; l’approche psychologique dans la relation des actants utilisant cet acte de langage serait également intéressante à aborder.



Liste des références bibliographiques

ARMENGAUD, F. (1985) : La Pragmatique, coll. Que Sais-Je ?, Paris, P.U.F.

AUSTIN, J. L. (1962/1970) : How to do thing with words, Clarendon Press, Oxford ; trad. française : Quand dire c’est faire, Paris, Éditions du Seuil.

BEACCO, J.-Cl., BOUQUET, S. et PORQUIER, R. (2004) : Un référentiel pour le français : le niveau B2, Paris, Didier ?

BLUM-KULKA, S. et OLSHTAIN, E. (1984) : “Requests and apologies: A cross-cultural study of speech act realization patterns (CCSARP)”, Applied Linguistics, 5(3), 196-213.

GALATANU, O. (2004) : « La sémantique des possibles argumentatifs et ses enjeux pour l’analyse de discours », in M. J. Salinero Cascante et I. Inarrea Las Veras (éds.), Actes du Congrès International d’Etudes Françaises, La Rioja, Croisée des Chemins, 7-10 mai 2002, Lagrano, Espagne, tome 2, 213-225.

GALATANU, O (2007) : « L’expression de l’affect dans l’interaction en situation de contact des langues et cultures : à l’interface des compétences sémantique et pragmatique », in Actes du colloque « Les enjeux de la communication interculturelle. Compétence linguistique, compétence pragmatique, valeurs culturelles », Montpellier, 5-7 juillet 2007 [en ligne : http://www.msh-m.fr/le-numerique/edition-en-ligne/actes-en-ligne/].

JACQUES, F. (1979) : Dialogiques. Recherches logiques sur le dialogue, Paris, P.U.F.

SEARLE, J. (1969/1972) : Speech Acts, Cambridge, Cambridge University Press, trad. française : Les Actes de langage. Essai de philosophie du langage, Paris, Hermann.

SEARLE, J. (1975) : « Indirect Speech Acts », in P. Cole et J. L. Morgan (éds.), Syntax and Semantics 3: Speech Acts, New York Academic Press, 59-82.



Pour citer cet article


MILA Patrick. L’acte de langage « conseiller » en contexte de contact des langues français-anglais américain. Signes, Discours et Sociétés [en ligne], Sémantique des Possibles Argumentatifs et Analyse Linguistique du Discours. Hommage à Olga Galatanu, 15 janvier 2015. Disponible sur Internet : http://www.revue-signes.info/document.php?id=3906. ISSN 1308-8378.




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Revue électronique internationale publiée par quatre universités partenaires : Galatasaray (Istanbul, Turquie), Ovidius (Constanta, Roumanie), Turku (Finlande) et Nantes (France) avec le soutien de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF)
ISSN 1308-8378