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Sémantique des Possibles Argumentatifs et Analyse Linguistique du Discours. Hommage à Olga Galatanu > Section 2. La modalité au cœur de la description sémantique

Article
Publié : 15 janvier 2015

De l’usage des stéréotypes dans l’émergence d’un point de vue subjectif : la dynamique argumentative au cœur du discours


Bénédicte LEDUC PENOT, Docteur en Sciences du langage, CoDiRe-EA4643, Université de Nantes (France)

Résumé

Selon Putnam, la « représentation mentale » mouvante que nous avons d’un objet ne correspond pas à sa référence, qui elle, est stable. Partant de ce principe, il faut supposer, d’un côté, une interprétation du réel qui ne passe pas par le langage et qui s’appuie sur notre perception commune d’un objet quel que soit le cadre spatio-temporel ; et de l’autre, la construction de nos représentations, nos stéréotypes, qui, elle, est issue de nos pratiques langagières. Dans cette brève étude, nous nous servons de la théorie de la Sémantique des Possibles Argumentatifs, inspirée par ce paradigme de Putnam et développée par Olga Galatanu pour décrire le processus de construction discursive de nos représentations. Comment ce processus se matérialise-t-il dans les discours ? À partir de quelques exemples issus d’entretiens qualitatifs semi directifs réalisés à Torun auprès d’étudiants polonais francophones sur les thèmes de la Francophonie, de la langue française, de la France et des Français, nous montrons que nos représentations se construisent souvent en opposition à d’autres représentations. Concrètement, cela passe, entre autres, par une accumulation d’indices élocutifs, des constructions argumentatives en deux temps et l’usage de modalités épistémiques et axiologiques. L’analyse des exemples proposés a pour but de mettre en lumière des mécanismes langagiers qui font émerger l’affirmation d’un point de vue subjectif sur un objet. Ce point de vue est dépendant des stéréotypes véhiculés dans la communauté du sujet parlant et il participe aussi à l’élaboration et au renforcement des stéréotypes présents et futurs de cette même communauté.

Abstract

According to Putnam, the instable “mental representation” we have of an object does not match its reference, which is stable. On this basis, an interpretation of reality is assumed, on the one hand, that does not pass through language and is based on our common perception of an object regardless of space-time; and on the other, the construction of our representations, our stereotypes, which themselves come from our language practices. In this brief study, we use the theory of the Semantics Argumentative Possibilites which has been inspired by Putnam’s paradigm and which has been theorized by Olga Galatanu to describe the discursive construction process of our representations. How is this process materialized in discourse? Using a few examples from semi-structured qualitative interviews carried out in Torun with Polish students concerning the themes of Francophonie, French language, France and French people, we show that our representations are often constructed in opposition to other representations. In practice, this requires, among other things, an accumulation of elocutive markers, double argumentative structures and the use of epistemic and axiological modalities. The analysis of these examples is intended to highlight language mechanisms that emerge through the assertion of a subjective point of view on an object. This view depends on the stereotypes present in the speaker’s community and it also participates in the development and reinforcement of present and future stereotypes of that community.


Table des matières

Texte intégral

Putnam distingue la « référence » d’un objet d’avec sa « représentation ». Selon lui, la « référence » est immuable et universelle, et ne repose pas sur des processus langagiers. La « représentation » qui, elle, est langagière serait, au contraire, éminemment culturelle (Putnam 1990 : 52). Tout comme il faut considérer qu’une couleur ou un dessin ne naît pas ex-nihilo, nous sommes contraints de convenir que nos représentations subjectives reposent sur un substrat de connaissances collectives. De même, elles participent en même temps à la construction d’un « socle de communication » commun à une société ou un groupe.

Dès lors, si nous admettons que notre parole porte l’empreinte de l’univers collectif dans lequel nous baignons, comment définir ce qui appartient à l’émergence d’un point de vue subjectif dans un discours ? Comment distinguer, à travers l’étude de ce discours, ce qui fait partie de la doxa de ce qui est un positionnement par rapport à elle ?

Pour étudier ces questions, le corpus que nous avons retenu est celui d’entretiens qualitatifs semi directifs réalisés auprès d’étudiants polonais francophones à propos de leur perception de la Francophonie, de la langue française, de la France et des Français (Leduc Penot 2012). Ce type de recueil des données favorise l’irruption d’une parole subjective et assumée comme telle.

Des marques linguistiques permettent de repérer le positionnement du sujet interrogé par rapport à des représentations collectives sur les objets questionnés. Notre étude va se focaliser sur trois types de marques :

  • Les indices élocutifs. À partir de la distinction de Charaudeau entre acte allocutif, où « le locuteur implique l’interlocuteur dans son acte d’énonciation et lui impose le contenu de son propos », acte élocutif, où « le locuteur situe son propos par rapport à lui-même », et acte délocutif, où « le locuteur laisse s’imposer le propos par rapport à lui-même » (Charaudeau 1992 : 574-575), nous pouvons supposer que nous aurons sans doute principalement affaire, vu le format et la spécificité du corpus, à des actes élocutifs et délocutifs.

  • La modalisation de son énoncé par le sujet communiquant. Parmi les nombreuses définitions de la modalisation, celle retenue pour cet article est la suivante : « processus d’inscription dans l’énoncé, par une marque linguistique (appelée modalité) de l’attitude (valeur modale) du sujet communicant à l’égard du contenu propositionnel de son énoncé et de la fonction que son énoncé est censé avoir dans l’interaction verbale dont il participe » (Galatanu 2002).

  • Mais aussi, la mise en concurrence des occurrences mobilisées et leur « définition » par leur environnement sémantique. Dans la Sémantique des Possibles Argumentatifs (SPA) telle qu’elle est définie par Olga Galatanu, ces occurrences sont insérées dans des discours qui modifient leurs potentiels argumentatifs. Dans l’acte de parole, ces occurrences s’intègrent donc dans un discours qui valide, invalide, renforce ou affaiblit le potentiel des occurrences (Galatanu 2009a).

Dans un discours, l’étude des marques de l’élocutif et des valeurs modales véhiculées par les stéréotypes permettent d’observer l’émergence d’un point de vue subjectif. Ces indices s’insèrent dans une dynamique argumentative qui met en lumière leur finalité.

On reconnaît communément qu’un stéréotype est la construction sociale et collective d’un objet. Sans renier cette acception, Olga Galatanu l’insère dans un modèle observable, celui de la SPA. Si l’on se réfère à ce modèle, on suppose que le discours a une visée argumentative qui repose à la fois sur des constructions communes et sur la distance que le sujet communicant établit ou non avec ces constructions, ce qu’il en fait (Galatanu 2009b : 57). Pour définir cette distance, on se sert d’une typologie en trois strates qui permet d’évaluer l’ancrage référentiel et le cinétisme du potentiel argumentatif des occurrences mobilisées dans le discours :

  • Le noyau (N) : « trait de catégorisation sémantique (Putnam 1975) constituant des propriétés essentielles, que nous pouvons représenter par des prédicats abstraits dans une métalangue sémantique naturelle, MSN » (Galatanu 2009b : 57). Il ne s’agit pas ici de se calquer sur la définition du noyau selon Putnam, qui exclut le langage et qui se fonde exclusivement sur la référence, rendant par conséquent vaine toute tentative de description de ce noyau. La SPA considère plutôt la construction discursive du noyau d’un mot en répertoriant et en formalisant les composantes inaliénables de ce mot ;

  • Les stéréotypes (Sts) : « ensemble ouvert d’associations des éléments du noyau avec d’autres représentations, constituant des blocs d’argumentation internes » ;

  • Les possibles argumentatifs (PA) : « séquences discursives déployant, dans des blocs d’argumentation externe, l’association du mot avec un élément de son stéréotype, séquences calculées à partir des stéréotypes » (Galatanu 2009b : 57) ;

  • Puis le niveau de réalisation effectif des actes discursifs, les déploiements discursifs (DA), qui sont « des séquences argumentatives réalisées par des occurrences discursives » (Galatanu 2009b : 57).

Un autre outil permet de mesurer la distance que le sujet introduit vis-à-vis de son propos. Il s’agit de la modalisation. La valeur modale définit l’orientation que le sujet communicant veut donner à son discours (on n’utilise pas indifféremment « voler » à la place de « prendre »). La forme modale, elle, nous permet d’évaluer la position de ce sujet vis-à-vis de cette orientation. La distinction qu’opère Olga Galatanu entre modalisation de re et de dicto (Galatanu 2002) permet d’observer la manière dont la « portée modale » s’applique aux énoncés.

La modalisation de re porte sur un mot, « étiquette nominale » ou « étiquette verbale », ou sur son extension directe, « qualifiant de nom » ou « caractérisant de verbe ». La modalisation de dicto, quant à elle, implique une mise en perspective plus large. La modalisation englobe alors un segment syntaxique, soit avec un adverbe, soit avec une proposition principale (Galatanu 2002). On a donc un énoncé modal qui gouverne un énoncé dictal. Dans le cas d’une construction à double proposition, si le sujet modal correspond au sujet dictal (« Je pense qu’elle est arrivée »), la distance entre le sujet énonciateur et le contenu de son discours est faible. A contrario, un sujet modal différent du sujet énonciateur laisse supposer plus de distance entre le sujet énonciateur et le contenu de son discours (« Il pense qu’elle est arrivée »).

Pour permettre une analyse qui différencie l’objet de la conversation de sa mise en perspective, la distinction entre thème (ce dont on parle) et rhème (ce qu’on en dit) est tout à fait opérante. Dans l’étude qui nous occupe, c’est l’attribution du rhème (tant au niveau du contenu que de la forme) qui nous donne des indications sur l’implication du sujet communicant vis-à-vis du contenu de son discours.

Les définitions d’argumentation séquentielle (AS) et de visée argumentative (VA) viennent compléter ces outils de formalisation classiques rendant l’étude de l’argumentation plus saillante : « Tout énoncé a une dimension argumentative, soit de manière explicite, transparente, par son appartenance à une séquence argumentative (énoncé-argument-énoncé-conclusion), soit par sa visée argumentative) » (Galatanu 1999 : 49).

On peut considérer qu’une argumentation séquentielle rend mouvante la place du thème. Si l’on prend l’exemple suivant « Elsa est belle donc elle est stupide », on remarque qu’au thème « Elsa » correspond le rhème « belle » et que ce rhème se convertit finalement en thème afin de s’approprier le rhème « stupide ».

La visée argumentative paraît, de prime abord, moins complexe. Elle est formée d’un thème contextuel (« il » impersonnel dans « Il pleut ») ou cotextuel (« Elsa » dans « Elsa est belle ») et d’un rhème. Cependant, cette apparente simplicité ne doit pas masquer son instabilité constitutionnelle. Cette instabilité est le produit de la dépendance contextuelle dans laquelle peut être le thème et de l’infinité de virtualités possiblement associées au rhème. « Elsa est belle » donc elle peut être « stupide », « rayonnante », « blonde », elle peut aussi « porter des chaussures vertes »… Il y a potentiellement autant d’associations que de stéréotypes attachés au thème ou même de contextes d’énonciation.

La mise en perspective de la construction argumentative, couplée à l’étude des stéréotypes et de la modalisation, nous donne des indications sur le positionnement du sujet communicant vis-à-vis de son discours.

Nous l’avons vu, les stéréotypes forment la base de la communication au sein d’une communauté linguistique. Ils servent de point d’appui pour les échanges verbaux mais ils se renouvellent également et la subjectivité des interlocuteurs forge sa signification. Dans cette perspective, les stéréotypes se construisent dans chaque interaction verbale, par adhésion ou par opposition au modèle proposé auparavant.

Quelquefois, comme dans le cas d’entretiens qualitatifs, des marques linguistiques qui sont les indices de cette construction sont directement repérables : indices élocutifs, modalisation de dicto (modalités épistémiques et axiologiques), constructions argumentatives en deux temps.

Comment les marqueurs élocutifs, indices d’une forme d’expression personnelle, s’insèrent-ils dans un discours, vis-à-vis des marqueurs délocutifs et allocutifs ? Une observation de ces marques de l’élocutif fournit des informations sur la position du sujet communiquant vis-à-vis de la doxa.

Par exemple :

Anna : (…) je pense que les Polonais pensent que la traditionnelle cuisine française, il y a toujours les bons repas, tout ça, tout ça, mais beaucoup de Français… Je pense que beaucoup de Français mangent du surgelé.

Dans cet énoncé, le marqueur élocutif « je » s’oppose clairement au marqueur allocutif « les Polonais ». Ces marqueurs s’insèrent dans des propositions modales à valeur épistémique. On a donc deux conceptions de la relation des Français à la cuisine qui s’affrontent. Ici, le sujet communiquant se démarque de ses compatriotes. L’agencement de la double modalisation « Je pense que les Polonais pensent que » indique la position dominante de l’élocutif sur l’allocutif. Cette position est renforcée par un la construction argumentative séquentielle transgressive (mais) qui indique que la position ‘correcte’ est celle du sujet communiquant. La seconde marque de la première personne que l’on trouve dans l’énoncé « Je pense que beaucoup de Français mangent du surgelé » est soutenue par le quantifieur « beaucoup » qui a ici valeur de réalisant (pour les notions de quantifieur et réalisant, voir Ducrot 1995), car il qualifie une part importante de la population française. Sa présence assure aussi une certaine mesure qui rend crédible l’affirmation. Il ne s’agit pas de tous les Français. La marque de l’élocutif ne fait donc que confirmer l’opposition du sujet communiquant à la doxa polonaise.

L’utilisation massive des modalisations de dicto à valeur épistémique du type « Je pense que » ou à valeur doxologique « Je crois que » mettent l’accent sur un discours marqué par la subjectivité. Ces types de modalisation peuvent indiquer deux types de positionnement :

  • Le sujet communiquant est convaincu d’avoir raison. Sa proposition est ferme et affirmative :

Anna : « (…) je pense que les Polonais pensent que la traditionnelle cuisine française, il y a toujours les bons repas, tout ça, tout ça, mais beaucoup de Français… Je pense que beaucoup de Français mangent du surgelé ».

ou

  • Le sujet communiquant décrit un point de vue subjectif et assumé comme tel. À première vue, il ne demande pas à son interlocuteur de valider son propos :

Urszula : « Non, non. Pour moi c’est, ce n’est pas la langue, ce n’est pas le français dans sa forme pure. Je pense que le français c’est le français, et seulement en France. Je ne sais pas comment ça se passe en France, comment, euh, qu’est-ce que les Français pensent sur les pays francophones… Pour moi, il y a beaucoup de différences, euh, linguistiques, par exemple ».

De la place de la modalisation à l’intérieur ou à l’extérieur d’une visée argumentative ou d’une argumentation séquentielle dépend la portée de cette modalisation.

Quest : « Et vous pensez que c’est parce que les gens ne connaissent pas l’anglais ou parce qu’ils ne veulent pas parler anglais ? »
Teresa : « Ils ne veulent pas, je pense ».

Soit, en formalisant :
Je pense { [ils (Français) ne veulent pas (parler anglais)] } VA

La valeur volitive négative, attribuée aux « Français » par le segment « ne veulent pas » est située à l’intérieur de la visée argumentative. La valeur doxologique contenue dans la proposition « Je pense que », est, quant à elle, située à l’extérieur de la visée argumentative. Elle la gouverne. Le sujet communiquant « je » imprime donc sa subjectivité à toute la séquence. On peut considérer que la valeur doxologique qu’il expose a l’ascendant sur la valeur volitive exprimée à l’intérieur de la visée argumentative.

Autre exemple :

Sławek : « (…) Il me semble que planifier les voyages ferroviaires en France voisine, confin ? confine ? »
Quest : « Confine ».
Sławek : « confine à un miracle parce que on ne savait pas où les grévistes… attaquent ».

Soit :
{ [on ne savait pas où les grévistes…attaquent] donc il me semble que [planifier les voyages ferroviaires en France confine à un miracle] } AS

De la même manière la valeur doxologique contenue dans « il me semble que » marquée de l’empreinte élocutive « me » dirige le second prédicat « planifier les voyages ferroviaires en France confine au miracle ». Elle attribue à ce second prédicat une couleur subjective qui permet au sujet communicant de jouer avec les valeurs pragmatiques et affectives positives contenues dans « miracle ». C’est la notion de rareté associée à ce mot qui rend les valeurs positives obsolètes, produisant, par conséquent, un effet comique. Le voyage en train n’est pas censé être l’objet d’une quête inaccessible au point que sa réalisation procure une joie extraordinaire. C’est un point de vue subjectif revendiqué comme tel à cause de sa dimension satirique. A contrario, le premier prédicat de la visée argumentative, « on ne savait pas où les grévistes attaquent », n’est pas gouverné par une modalisation. Le sujet communicant fait une sorte de constat et l’attribution aux « grévistes » de la valeur affective négative contenue dans le verbe « attaquent » est supposée être objectivement admise par l’interlocuteur, voire même exprimer une sorte de vérité générale. La valeur axiologique négative contenue dans « attaquent » est transmise au second prédicat avec l’utilisation détournée de « miracle », ce qui nous donne des indications sur le positionnement du sujet communicant vis-à-vis du contenu de son discours. En effet, dans une visée argumentative comme « ils ne veulent pas parler anglais », l’on ne rencontre qu’une seule valeur volitive négative non précisée. A contrario, on a, dans une argumentation séquentielle, une chaîne argumentative qui permet au sujet communicant d’affiner ses positions à propos des objets qu’il manipule.

L’appropriation par le sujet communicant de cet objet partagé qu’est la langue à des fins de communication est marquée par une mise en relief de sa subjectivité. C’est cette subjectivité qui lui permet de se situer vis-à-vis de la doxa, de le faire savoir et d’affirmer ainsi un point de vue original.

Cela est observable, entre autres, à travers les indices élocutifs qu’il produit et grâce à la modalisation qu’il imprime au contenu de son discours. Toutefois, les indices élocutifs et la modalisation ne peuvent être étudiés sans la prise en considération de leur place et donc de leur portée dans la construction argumentative. La distinction entre « visée argumentative » (VA) et « argumentation séquentielle » (AS) permet de mesurer cette portée. On observe ainsi quels aspects d’une chaîne argumentative sont pris en charge par le sujet communicant et comment certains traits stéréotypiques associés à un mot sont développés au détriment des autres. Ces choix révèlent une prise de position, ils sont l’affirmation d’un sujet par le langage.



Liste des références bibliographiques

CHARAUDEAU, P. (1992) : Grammaire du sens et de l’expression, Paris, Hachette.

DANES, F. (éd.) (1974) : Papers on Functional Sentence Perspective, La Haye, Mouton.

DUCROT, O. (1995) : « Les modificateurs déréalisants », Journal of Pragmatics, n° 24, 145-165.

GALATANU, O. (1999) : « Argumentation et analyse du discours », in Y. Gambier et E. Suomela-Salmi (éds.), Jalons, pour le 75e anniversaire de l’enseignement du français à l’université de Turku, Turku, 41-54.

GALATANU, O. (éd.) (2002) : Les Valeurs, Nantes, MSH Ange Guépin.

GALATANU, O. (2009a) : « Les incidences sémantiques des déploiements argumentatifs dépendants du co-(n)texte de production discursive », in E. Havu, J. Härmä et M. Helkkula (éds.), La langue en contexte. Actes du colloque « Représentations du sens linguistique IV », Mémoires de la Société Néophilologique de Helsinki, tome LXXVIII, 391-405.

GALATANU, O. (2009b) : « L’analyse du discours dans la perspective de la Sémantique des Possibles Argumentatifs », in N. Garric et J. Longhi (éds.), L’analyse linguistique de corpus discursifs. Des théories aux pratiques, des pratiques aux théories, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 49-68.

PUTNAM, H. (1990) : Représentation et réalité, Paris, Gallimard.

Notes de bas de page


1 Voir Danes (éd.) 1974.



Pour citer cet article


LEDUC PENOT Bénédicte. De l’usage des stéréotypes dans l’émergence d’un point de vue subjectif : la dynamique argumentative au cœur du discours. Signes, Discours et Sociétés [en ligne], Sémantique des Possibles Argumentatifs et Analyse Linguistique du Discours. Hommage à Olga Galatanu, 15 janvier 2015. Disponible sur Internet : http://www.revue-signes.info/document.php?id=3879. ISSN 1308-8378.




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Revue électronique internationale publiée par quatre universités partenaires : Galatasaray (Istanbul, Turquie), Ovidius (Constanta, Roumanie), Turku (Finlande) et Nantes (France) avec le soutien de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF)
ISSN 1308-8378